Nom de l’auteur/autrice :Urban Act' Magazine

Le PSG décroche la Supercoupe d’Europe

Le Paris Saint-Germain a décroché, mercredi, la Supercoupe de l’UEFA 2025 après une victoire aux tirs au but contre Tottenham Hotspur. Menés 2-0 à cinq minutes de la fin, les Parisiens ont renversé la situation et ajouté un nouveau trophée à leur collection déjà impressionnante. Décidément, tout réussit, ou presque, au PSG en ce moment. Après avoir remporté le Trophée des champions, la Ligue 1, la Coupe de France et la Ligue des champions, le club de la capitale continue d’écrire l’histoire avec cette première victoire en Supercoupe de l’UEFA. Cette compétition prestigieuse oppose chaque année le champion d’Europe en titre au vainqueur de la Ligue Europa. Elle désigne le “super champion” d’Europe et constitue un véritable test pour débuter la saison européenne. Opposés à Tottenham Hotspur, les Parisiens ont dû faire preuve de caractère pour s’imposer. Le match a débuté sur un rythme intense, avec les Anglais qui ont ouvert le score juste avant la mi-temps et doublé leur avance en début de seconde période. Alors que tout semblait perdu, le PSG a montré sa résilience. À la 85e minute, Lee Kang-In a réduit l’écart avec une frappe précise depuis l’extérieur de la surface. Dans les arrêts de jeu, Gonçalo Ramos a égalisé d’une tête puissante sur un centre d’Ousmane Dembélé, poussant le match jusqu’aux prolongations puis aux tirs au but. La séance de tirs au but a été un suspense total et décisive. Après deux échecs côté Tottenham, Nuno Mendes a inscrit le tir victorieux, offrant à Paris ce nouveau sacre européen. Cette victoire consolide la suprématie du PSG et souligne l’excellente forme actuelle du club, avec neuf joueurs en lice pour le Ballon d’Or 2025. – N.C.  

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9 Parisiens dans la course au Ballon d’Or 2025

La liste des nommés pour le prestigieux Ballon d’Or 2025 vient d’être dévoilée. Le Paris Saint-Germain y brille particulièrement, avec neuf joueurs retenus parmi les 30 finalistes masculins. L’attente est terminée : France Football a révélé les noms des 30 prétendants au Ballon d’Or 2025, dont la cérémonie se déroulera fin septembre à Paris. Comme chaque année, la distinction sera décernée par un jury de journalistes représentant les 100 premières nations au classement FIFA, pour récompenser le joueur ayant marqué la saison. Et cette année, le Paris Saint-Germain frappe fort, avec neuf de ses représentants en lice : Ousmane Dembélé, Gianluigi Donnarumma, Désiré Doué, Achraf Hakimi, Khvitcha Kvaratskhelia, Nuno Mendes, Joao Neves, Fabian Ruiz et Vitinha. Une présence massive qui témoigne de la puissance de l’effectif parisien sur la scène internationale. Parmi ces nommés, Ousmane Dembélé apparaît comme le grand favori selon de nombreux observateurs et bookmakers. Auteur d’une saison exceptionnelle, l’ailier français a guidé le PSG vers un quadruplé historique, comprenant la première Ligue des Champions du club, tout en affichant près de 50 contributions décisives en 53 matches. Ses performances lui valent même le soutien d’anciens champions comme Emmanuel Petit, convaincus que le trophée pourrait lui revenir. Mais la concurrence sera féroce. Le prodige de 17 ans Lamine Yamal, moteur du triplé national du FC Barcelone, se pose en rival de poids, tandis que Raphinha (Barça), Mohamed Salah (Liverpool) ou encore Vitinha (PSG) nourrissent aussi des ambitions. Le verdict tombera le 22 septembre prochain, lors d’une cérémonie au Théâtre du Châtelet, qui récompensera également le Ballon d’Or féminin, le Trophée Kopa, le Trophée Yachine et les distinctions pour les entraîneurs et clubs de l’année. – N.C.

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La NBA revient à Paris en 2027

Dans un communiqué publié ce 30 juillet, la NBA a officialisé une série de matchs de saison régulière en Europe pour les trois prochaines saisons. Un programme qui prévoit notamment un retour très attendu à Paris en 2027… puis en 2028. C’est officiel, il n’y aura pas de NBA Paris Game en 2026. Après trois éditions consécutives à l’Accor Arena, la capitale française fera une pause l’an prochain, le temps pour la NBA de poser ses valises à Berlin et à Londres. Le 15 janvier 2026, les Memphis Grizzlies affronteront l’Orlando Magic à l’Uber Arena de Berlin, avant de se retrouver trois jours plus tard à l’O2 Arena de Londres, le 18 janvier. Deux affiches de saison régulière qui marquent un tournant dans la stratégie européenne de la ligue. Les Grizzlies et le Magic, deux équipes jeunes et spectaculaires, sont des ambassadeurs de choix pour cette tournée. Côté Memphis, Ja Morant, Jaren Jackson Jr. et les rookies Zach Edey et Jaylen Wells feront le déplacement. Côté Orlando, Paolo Banchero, Jalen Suggs et les frères Franz et Moritz Wagner — originaires de Berlin — seront les têtes d’affiche. Pour les Wagner, ce match dans leur ville natale représente bien plus qu’un simple rendez-vous sportif : une consécration personnelle et un symbole fort pour le basket allemand. Mais la vraie réjouissance pour les fans français viendra en 2027. Paris retrouvera le NBA Paris Game, pour une sixième rencontre de saison régulière dans l’Hexagone. La ligue prévoit également un match à Manchester, autre grande première dans le Royaume-Uni. En 2028, Paris sera à nouveau au programme, aux côtés de Berlin. Les équipes concernées seront dévoilées ultérieurement, mais l’engagement de la NBA à long terme dans ces grandes villes européennes est désormais clair. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large : la NBA affiche de grandes ambitions sur le continent européen. Récemment, elle a annoncé, en collaboration avec la FIBA, la création prochaine d’une nouvelle ligue professionnelle en Europe — une initiative inédite qui confirme sa volonté de s’inscrire durablement dans le paysage sportif local. Si l’absence de Paris en 2026 pourra décevoir certains supporters, cette courte parenthèse annonce en réalité un retour en force, avec deux éditions prévues coup sur coup. Une manière claire pour la NBA d’ancrer durablement son lien avec le public français — et de faire de l’Europe une pièce centrale de son avenir. – N.C.

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Kering fragilisé par la chute de Gucci

Le groupe Kering subit une nouvelle chute brutale. Bénéfices en berne, ventes en recul, Gucci s’effondre. L’arrivée de Demna à la direction artistique suffira-t-elle à inverser la tendance ? Le luxe traverse une période de ralentissement, et Kering en subit de plein fouet les conséquences. Sur les six premiers mois de 2025, le groupe a annoncé avoir enregistré un chiffre d’affaires en baisse de 16 %, à 7,6 milliards d’euros, et un bénéfice net qui s’effondre de 46 % pour atteindre 474 millions. Cette dégringolade est largement portée par la mauvaise santé de Gucci, qui reste la principale locomotive du groupe. Ses ventes reculent de 26 %, son résultat opérationnel chute de plus de 50 %, et la dynamique commerciale semble rompue. Pourtant, Gucci avait tenté une relance en 2023 avec l’arrivée de Sabato De Sarno à la direction artistique, après le départ d’Alessandro Michele. Plus discret, plus minimaliste, De Sarno a rompu avec l’exubérance baroque de son prédécesseur, misant sur une élégance plus sobre et un retour à des codes classiques. Mais ce repositionnement n’a pas généré l’élan espéré, ni sur le plan commercial ni en termes d’image. Moins spectaculaire, sa vision n’a pas suffisamment résonné dans un marché devenu ultra-compétitif, dominé notamment par LVMH avec Louis Vuitton et Dior toujours en progression. Pour redresser la barre, Kering a opéré un double changement stratégique. D’abord, en nommant Demna Gvasalia, ancien de Balenciaga, à la tête de la création de Gucci. Créateur radical, imprévisible, volontiers provocateur, il est connu pour avoir transformé Balenciaga en phénomène culturel aussi bien qu’en machine à cash. Son arrivée à la tête de Gucci, officialisée en mars 2025, marque une tentative de choc créatif. Mais ce virage peut s’avérer risqué : la clientèle Gucci, plus large et parfois plus conservatrice, acceptera-t-elle une esthétique aussi disruptive ? Les premières collections de Demna, attendues pour l’automne, seront scrutées de près. Ensuite, Kering prépare une restructuration interne : près de 80 boutiques devraient fermer, dont la moitié chez Gucci, afin de recentrer l’offre et d’optimiser les coûts. Parallèlement, un nouveau directeur général, Luca de Meo, prendra ses fonctions en septembre. L’ancien patron de Renault est censé apporter une nouvelle rigueur industrielle et stratégique, alors que le groupe peine à maintenir son cap face à des concurrents plus agiles. Au-delà des résultats comptables, la situation actuelle de Kering soulève une question de fond : comment repositionner une grande maison dans un secteur du luxe en mutation, où l’héritage ne suffit plus, et où chaque choix créatif devient aussi un pari économique ? Entre nécessité de séduire une nouvelle génération de clients et fidélisation d’un public historique, la voie du redressement semble étroite. Demna en sera peut-être l’accélérateur. Ou l’électrochoc de trop. – N.C.

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Léon Marchand rejoint Nike

Quadruple champion olympique, quintuple champion du monde et véritable phénomène des bassins, Léon Marchand devient le nouveau visage de Nike. À 23 ans, le nageur français rejoint les rangs des icônes sportives mondiales aux côtés de Kylian Mbappé et Victor Wembanyama. Après avoir conquis les Jeux olympiques de Paris 2024 avec quatre médailles d’or et marqué l’histoire de la natation mondiale, le Toulousain ajoute une ligne prestigieuse à son palmarès : il rejoint officiellement le roster mondial d’athlètes Nike. Une reconnaissance qui propulse encore un peu plus le nageur dans une nouvelle dimension, bien au-delà des lignes d’eau. Ce partenariat, annoncé vendredi dernier par la marque américaine, place le nageur aux côtés des plus grands noms du sport. Il rejoint notamment ses compatriotes Kylian Mbappé et Victor Wembanyama dans une élite française qui incarne une nouvelle génération d’athlètes. Des sportifs complets, ultra-performants dans leur discipline, mais aussi porteurs d’une vision plus large, plus créative, du rôle de l’athlète aujourd’hui. « J’ai toujours admiré Nike : son énergie, sa culture, ses valeurs », confie Léon Marchand. « Rejoindre cette équipe est un rêve devenu réalité et un nouveau départ. » Un nouveau chapitre qui s’ouvre dans un contexte exceptionnel. Champion du monde à cinq reprises entre 2022 et 2023, vainqueur de neuf courses en Coupe du monde en 2024, Léon est plus qu’un athlète dominant : il est en train de redéfinir les standards de son sport. Mais c’est aussi en dehors de l’eau que Léon se distingue. Curieux, passionné par la musique, fasciné par le mouvement et la performance sous toutes ses formes, il s’impose comme une figure singulière dans le paysage sportif. Un profil hybride, à l’image d’une jeunesse qui refuse les cases, et qui fait écho à l’approche globale et innovante de Nike en matière d’accompagnement des athlètes. – N.C.

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Drake annonce deux concerts à Paris

L’icône canadienne du rap, aux cinq Grammy Awards et aux multiples disques de platine, se produira à l’Accor Arena les 7 et 8 septembre 2025, accompagné de PartyNextDoor. Après avoir électrisé le Wireless Festival de Londres, le week-end dernier, avec trois soirées complètes, Drake poursuit sa tournée européenne $ome $pecial $hows 4 EU. Les dimanche 7 et lundi 8 septembre 2025, il fera étape à l’Accor Arena, marquant ainsi son grand retour à Paris, six ans après ses derniers concerts dans la capitale lors de l’Assassination Vacation Tour en 2019. Connu pour ses hits planétaires et son style inimitable, Drake proposera un concert qui rassemblera ses plus grands titres. Il sera accompagné de PartyNextDoor, chanteur et producteur canadien notamment révélé avec Break from Toronto, qui assurera également l’ouverture du concert. Les billets pour ces deux soirées très attendues sont déjà disponibles sur les plateformes officielles telles que Ticketmaster et la billetterie de l’Accor Arena. – N.C.

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Football : Chelsea remporte la Coupe du Monde des Clubs 2025

Chelsea a remporté le 13 juillet 2025 la première édition de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, en s’imposant largement face au Paris Saint-Germain (3-0) au MetLife Stadium, aux États-Unis. Une démonstration qui couronne la domination londonienne sur cette compétition inaugurale. Dans un MetLife Stadium plein à craquer, Chelsea n’a laissé aucune chance au Paris Saint-Germain. Les Blues ont plié la rencontre dès la première période, inscrivant trois buts sans réponse. Cole Palmer, étincelant, a signé un doublé (22e, 30e) et délivré une passe décisive à João Pedro pour le troisième but juste avant la pause (43e). Le PSG, pourtant impressionnant en phase finale après avoir éliminé le Real Madrid et le Bayern Munich, a été méconnaissable. L’équipe de Luis Enrique a peiné à exister face à l’intensité et la rigueur défensive imposées par les Londoniens. Les Parisiens ont même terminé le match à dix, après l’expulsion de João Neves pour une faute évitable sur Marc Cucurella. Un geste de frustration à l’image de la soirée noire du club de la capitale. À l’issue de la rencontre, un accrochage a éclaté entre Luis Enrique et João Pedro, ajoutant un peu plus de tension à cette finale déjà électrique. Rien cependant n’a entaché la performance magistrale de Chelsea, qui décroche son deuxième sacre mondial après celui de 2021. Ce tournoi inédit, qui rassemblait pour la première fois 32 clubs issus des six confédérations FIFA (AFC, CAF, Concacaf, CONMEBOL, OFC et UEFA), s’est déroulé dans 12 villes américaines et a totalisé 63 matches. Le spectacle a été au rendez-vous avec 195 buts inscrits. Cole Palmer (Chelsea) a été sacré meilleur joueur du tournoi, tandis que Robert Sánchez (Chelsea) a été élu meilleur gardien et Désiré Doué (PSG) meilleur jeune. Avec cette victoire, Chelsea devient le tout premier vainqueur de cette Coupe du Monde des Clubs , pensée pour s’inscrire tous les quatre ans dans le calendrier international. La prochaine édition est prévue en 2029, à une date et dans un pays hôte encore à confirmer. Le Qatar, le Brésil et le Maroc ont d’ores et déjà exprimé leur intérêt pour accueillir ce tournoi désormais incontournable. – N.C.

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Willis, vainqueur du Red Bull Dance Your Style France 2025

Lors de la finale nationale du 5 juillet à Marseille, Willis Modestine a séduit le public pour devenir champion de Red Bull Dance Your Style France 2025, et devrait prochainement représenter la France à la finale mondiale. Dans une ambiance électrique, face à un public unique juge, Willis Modestine, venu d’Île‑de‑France, a triomphé dans la finale française de Red Bull Dance Your Style ce samedi 5 juillet à Marseille. Grâce à une prestation marquée par son style footwork‑house, sa technique et son charisme, il s’est imposé contre Benitto, danseur marseillais et favori local, lors d’un battle explosif qui a enflammé la scène. Ce sacre vient clore un Summer Tour de trois semaines qui a rassemblé plusieurs centaines de danseurs aux styles variés, du krump au voguing en passant par le hip-hop. L’événement, sans jury ni chorégraphie imposée, reposait entièrement sur l’improvisation et l’adhésion du public, seul juge de chaque duel. La victoire de Willis, obtenue dans une salle comble et survoltée, marque une étape majeure dans sa carrière. Il devrait désormais représenter la France lors de la grande finale mondiale à Los Angeles, prévue le 11 octobre prochain, où les meilleurs danseurs de la planète se défieront pour le titre international. Par son énergie, son audace et sa capacité à surprendre sur des morceaux allant de Soprano à Armand Van Helden, Willis s’affirme comme une figure montante de la scène street dance française. – N.C.

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Jonathan Anderson inaugure la nouvelle ère Dior Homme

Le 27 juin 2025, Jonathan Anderson présentait son premier défilé Dior Homme (printemps‑été 2026), succédant à Kim Jones. Un vestiaire raffiné, plus classique, qui tranche avec l’esthétique urbaine et audacieuse de son prédécesseur. Une première collection entre retenue et références historiques C’est dans l’écrin austère d’un musée imaginaire, aux murs gris et aux vitrines figées, que Jonathan Anderson a dévoilé sa toute première collection Dior Homme, ouvrant la Fashion Week masculine de Paris. Exit la théâtralité des shows signés Kim Jones. Place à une proposition plus contenue, presque silencieuse, où les pièces défilent comme des objets de collection. Le vestiaire est construit avec rigueur : tailleurs au tombé impeccable, shorts de costume associés à des bottes hautes, chemises fermées jusqu’au cou, vestes Bar revisitées dans un tailoring quasi féminin. Anderson puise dans l’ADN Dior, mais le filtre avec sa propre sensibilité, nourrie de références historiques, littéraires et décoratives. La maison Dior évoque alors dans un communiqué « le plaisir de s’habiller » à travers « des vêtements qui traversent le temps », dans un décor inspiré du musée de la Gemäldegalerie de Berlin, accueillant deux tableaux de Chardin. Ce musée fictif devient ainsi un symbole : celui d’un dialogue entre archives Dior et narration contemporaine. Une manière pour Jonathan Anderson d’exprimer son intention : réinterpréter sans effacer. Les queues-de-pie modernisées, les capes longues ou les gilets d’inspiration XVIIIe siècle participent de cette théâtralité discrète. Les détails, eux, sont soignés : charms Diorette inspirés du rocaille, sacs brodés de titres littéraires comme Bonjour Tristesse, denim virevoltant autour des jambes ou mules portées façon dandy d’intérieur. Un monde très pensé, presque codifié. Mais à force de raffinement, quelque chose semble manquer : l’élan, la tension, l’envie de surprendre.   Le vestiaire Dior change de génération En succédant à Kim Jones, Jonathan Anderson hérite d’un poste stratégique dans l’industrie, mais aussi d’une empreinte forte. En six ans, Kim avait redéfini l’homme Dior en fusionnant sophistication couture et langage urbain. Il avait osé les couleurs vibrantes, les coupes affûtées, les collaborations avec Travis Scott ou Daniel Arsham, donnant au vestiaire masculin un statut d’objet culturel. Chez Anderson, ce dialogue avec la culture contemporaine semble mis en pause. Sa collection, si elle est élégante et cohérente, s’adresse à un public différent, moins connecté à l’effervescence street. L’énergie urbaine disparaît au profit d’un romantisme discret, d’un classicisme réinterprété. On sent une volonté de s’éloigner du spectaculaire, mais au risque de perdre en impact. Même les accessoires– autrefois portés comme des signes forts d’une virilité assumée – sont ici plus discrets, plus fondus dans le vestiaire que véritablement mis en avant. Pas de slogan, pas de clin d’œil pop, pas de clash stylistique. Un vestiaire pensé comme un récit personnel, mais qui peine à résonner collectivement.   Anderson installe une esthétique, mais pas encore une vision Ce premier show acte une rupture nette avec l’ère Kim Jones. Jonathan Anderson impose un style plus réfléchi, presque introspectif, mais qui, pour l’instant, laisse sur sa faim. Moins de prises de risques, moins de contemporanéité, moins de lien avec les codes urbains qui font battre le cœur de la mode actuelle. Le tailoring, bien que plus fluide et légèrement féminisé, ne semble pas destiné à bousculer les lignes. L’esthétique, si elle est pensée avec finesse, manque de cette tension qui faisait de Dior Homme un laboratoire d’influences, de formes et de récits contemporains. En somme, Jonathan Anderson pose les fondations d’un univers sophistiqué, cultivé, mais encore en attente de vibration. Il faudra probablement plus d’une saison pour qu’il trouve l’équilibre entre patrimoine et époque, entre geste artistique et influence culturelle. – C.N. Dior Homme Printemps-Été 2026

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NBA Draft 2025 : Six Français sélectionnés, un record historique

Jamais le basket tricolore n’avait autant brillé sur la scène mondiale. Après Zaccharie Risacher, premier Français sélectionné en première position l’an dernier, l’édition 2025 de la draft NBA a marqué une nouvelle étape dans l’ascension du basketball hexagonal : six joueurs français ont été appelés par des franchises américaines, un record absolu. Tandis que l’Américain Cooper Flagg a été choisi en numéro 1, la France s’impose plus que jamais comme le vivier international le plus prolifique, confirmant une dynamique fulgurante. La Draft NBA 2025 restera gravée comme une date historique pour le basketball français. Dans un Barclays Center vibrant, six joueurs tricolores ont entendu, hier, leur nom résonner dans l’arène new-yorkaise : un record absolu pour le pays, qui confirme son statut de terre fertile de talents. Un an après la sélection en première position de Zaccharie Risacher, c’est Cooper Flagg, prodige américain de Duke, qui a été désigné en tête par les Atlanta Hawks. Mais dans l’ombre de ce choix attendu, c’est bien la vague bleue qui a inondé la soirée. Noa Essengue, Joan Beringer, Nolan Traoré, Noah Penda, Maxime Raynaud et Mohamed Diawara. Six noms, six trajectoires différentes, mais une même destinée : la NBA. Pour la première fois dans l’histoire, la France devient le pays le plus représenté de toute l’Europe dans une Draft, dépassant même les anciennes performances de la Serbie ou de l’Espagne. Parmi eux, Noa Essengue, sélectionné en 12e position par les Chicago Bulls, incarne cette nouvelle génération qui allie discipline européenne et ambition mondiale. Formé en Allemagne, Noa s’est rapidement imposé grâce à sa maturité, son éthique de travail irréprochable et sa polyvalence sur le terrain. « Ce n’est pas compliqué, je fais comme tout le monde : aller à la salle, même les mauvais jours, car c’est la seule manière de progresser », a-t-il confié après sa sélection. Mais derrière cette modestie se cache une détermination inébranlable : « Jouer contre ceux (Team USA) qui nous ont empêchés de triompher à Paris, c’est une motivation supplémentaire. Nous serons prêts pour 2028, c’est notre objectif. » Le premier tour a également vu deux autres Français se distinguer : Joan Beringer (17e par Minnesota) et Nolan Traoré (19e par Brooklyn), deux profils prometteurs. Beringer, pivot au parcours express, n’a découvert le basket qu’en 2021. Quant à Traoré, leader de passes lors de l’Euro U18, il a été élu meilleur jeune de la Ligue des Champions FIBA. Leur sélection prolonge une dynamique entamée avec Victor Wembanyama en 2023 et poursuivie par Risacher en 2024. En deuxième tour, trois autres noms sont venus enrichir la moisson : Noah Penda, envoyé à Orlando, Maxime Raynaud, pivot dominant formé à Stanford et sélectionné par Sacramento, et Mohamed Diawara, drafté par New York. Ces choix confirment la profondeur du réservoir français, capable de produire aussi bien des stars en devenir que des joueurs de rotation au haut potentiel. Dans un contexte de plus en plus international — 23 joueurs étrangers sélectionnés cette année, dont 13 Européens —, la France s’impose désormais comme la locomotive du basket continental. Si la Draft 2016 détenait jusque-là le record du nombre total d’internationaux sélectionnés (27), celle de 2025 entre dans l’histoire pour l’excellence de sa représentation française. Ce phénomène n’est pas le fruit du hasard. Entre centres de formation structurés, compétitions de jeunes de haut niveau et expériences précoces à l’étranger, les Français arrivent désormais en NBA mieux armés. Une génération « post-Wemby » qui ne veut plus seulement rêver NBA, mais y jouer un rôle majeur. De l’autre côté de l’Atlantique, Cooper Flagg incarne aussi un changement d’ère. Sélectionné en premier choix par les Dallas Mavericks, l’ailier américain (2,06 m, 18 ans) a marqué les esprits dès sa première saison universitaire à Duke, avec des moyennes impressionnantes : 19,2 pts, 7,5 rebonds, 4,2 passes, 1,4 interception et 1,4 contre. L’an prochain, les regards se tourneront déjà vers la Draft 2026. Mais cette cuvée 2025 restera à part. Pour la première fois, six joueurs nés et formés en France franchissent ensemble le pas du rêve américain. Une révolution douce mais puissante, symbole d’un basketball français qui a pris date avec l’histoire. – N.C.

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